Bonjour à toutes et tous,

La date de commencement des travaux de la Pépinière est enfin fixée au 16 février.

Pas d’inquiétude nous conserverons des salles pour tous nos ateliers au sein même de la Pépinière. Les salles ne seront pas celles que nous avons actuellement mais d’autres. Nous verrons cela au fur et à mesure…

L’entrée elle se fera par l’arrière de la Pépinière.

Pour ce qui concerne le stage sur le tango,il nous a été demandé de le décaler.. Je serais donc reconnaissant aux personnes qui sont intéressées par ce stage (qui s’étalera sur un samedi et un dimanche) de me faire savoir quelles seront leurs week-end de libre, afin que je puisse proposer une date qui convienne à tous et qui soit compatible avec les travaux…

Merci d’avance

Le surréalisme non-verbal est un mouvement esthétique dont les œuvres essentielles sont des situations vécues par des personnes.

Ces situations ont pour but de déconcerter l’interlocuteur de l’auteur de l’œuvre via un ensemble de signaux physiques communément nommés : « communication non-verbale ».

Il est essentiel que la situation à l’origine de l’œuvre soit une situation vécue et non jouée, et pour cela nous décourageons les personnes sûres d’elles et maîtresses de leurs émotions de s’y essayer, elles ne parviendraient à aucun résultat valable.

En effet, afin de privilégier la communication non verbale, il sera aisé à l’artiste de comprendre que seules les émotions cachées, honteuses ou socialement incorrectes sont adaptées à l’œuvre de surréalisme non-verbal. L’on acceptera ainsi que l’attirance physique et le sentiment amoureux en sont des exemples particulièrement usités.

Dans la pratique, on constatera que les artistes suivent généralement un mode de conception assez classique :

Pendant la phase de prologue, l’auteur et son interlocuteur s’enverront, de manière plus ou moins consciente, des signaux non-verbaux se dirigeant ainsi vers une situation que l’on qualifiera « d’attirance physique réciproque ».

Á un moment précis que l’on nommera « première et unique avancée non-verbale », l’auteur devra être surpris par la tentative de rapprochement physique de son interlocuteur. Et c’est à la disproportion de sa réponse que l’on jugera de la qualité de l’œuvre : cela ira de la mine de dégoût à la gifle, en passant par toutes les stratégies de fuite imaginables.

Les épilogues sont bienvenus dans ce type d’œuvre. D’autant qu’un interlocuteur normalement constitué essaiera probablement de passer en mode verbal afin d’obtenir des explications.

C’est à ce moment-là que l’on appréciera la virtuosité de l’artiste qui, ayant anticipé ce désir de communication, aura méticuleusement préparé des excuses, et qui le moment venu, changera brutalement d’avis, évitant de manière aussi non-verbale qu’ostensible, la confrontation.

Afin de permettre à ces œuvres de perdurer dans le temps, nous encourageons leurs auteurs à les décrire à travers les arts plastiques, musicaux ou écrits.

La transcription de l’œuvre sera alors pour son auteur d’un réconfort certain, d’autant qu’à ce stade-là, il n’y aura probablement plus grand-chose à faire.

Florence, membre de l’atelier

Creative Commons BY-NC.

Bonjour à toutes et à tous,

Ma foi, vu l’époque, il me semble opportun de vous souhaiter d’excellentes fêtes.

En fait, vous devez connaître mon peu de goût pour ces fêtes commerciales, je vais donc surtout vous souhaiter de ne pas attraper froid, d’éviter les gastros et autres crises de foie, ainsi que ces kilos que l’on gagne en quelques secondes juste pour avoir mangé un tout petit bout de bûche au chocolat.

Kilos que l’on mettra ensuite des mois à faire partir et qui laisseront quelques traces de toute façon quand on remettra le pantalon de l’an dernier et où l’on s’apercevra que l’on ne tient plus dans aucun maillot de bain…

Ces plaisanteries mises à part, je souhaite que vous passiez les plus succulents moments avec les vôtres, vos amis et tous ceux que vous aimez… Que vous y trouviez la joie qui illuminera en point d’orgue cette année qui se finit.

Je voudrais vous faire un petit cadeau en vous parlant du café philo et du café littéraire qui se déroulent Chez Pierre, 14 rue Barthou, chaque mois.

J’y vais souvent et j’y prends beaucoup de plaisir. Malheureusement, j’ai du mal à tenir ma langue, et j’amène parfois, souvent ma contribution aux débats. Vos aurez cela à supporter aussi… Franchement, c’est intéressant et très chaleureux, alors ne vous en privez pas.

Amitiés

Christian

Christmas_tree_bauble

Écrire un Tango 14 et 15 février à la Pépinière, Pau.

Tango_dance_01

Le Tango argentin est un rêve qui procède de la magie. On y rencontre une atmosphère, une musique, un chant, une danse, deux corps, des couleurs, des vêtements…

Chacun porte un regard sur le tango. Il ne peut laisser indifférent.

Nous nous proposons, dans ce stage, d’associer des mots à cet ensemble qu’est le tango. Nous vous proposons de pénétrer dans cet univers unique, d’aller l’explorer, l’expérimenter, pour identifier ce que chacun, dans son approche singulière de cet art, ressent. Tout cela pour traduire ce ressenti, ces émotions en mots, dans ses mots à soi.

Programme :

Nous aborderons ce stage avec nos yeux, notre ouïe, nos corps et notre sensibilité. Ainsi, plusieurs temps s’imbriqueront : écouter la musique et le chant, à regarder des danseurs expérimentés, à essayer quelques pas et plus, à échanger avec ceux qui pratiquent et enseignent, lire et bien sûr écrire, puis partager ce que l’on aura écrit.

La partie écriture sera animée par Christian Garrabos.

Thèmes abordés :

Si le tango est un tout, on peut l’approcher par un certain nombre de ses composantes. Ainsi, nous l’aborderons au travers d’une douzaine de propositions d’écriture sur les thèmes déclinés dans le début de la présentation de ce stage : l’atmosphère… mais aussi dans la relation à la musique, à son corps, à son partenaire… Autant de thèmes qui nous porteront à aller plus loin dans notre écriture, notre connaissance de nous-mêmes et de celle du tango.

Public concerné :

Tous publics, danseurs ou non danseurs de tango, à partir de 18 ans.

Le groupe limité à 12 personnes.

Lieu et dates :

La Pépinière, 4 avenue Robert Schumann, Pau.

Samedi 14 février de 14h30 à 18h30, et le  dimanche 15 février de 10h à 17h, avec une pause repas de 1h) D’autres dates seront également proposées. Nous vous en tiendrons informés.

Inscriptions et conditions financières :

Le coût du stage est de 80 euros, hors repas qui est libre.

Renseignements : Christian Garrabos au 06 09 43 23 85 ou christian.garrabos1@wanadoo.fr

À l’approche des fêtes de fin d’année, l’opportunité d’écrire, ou pas, toutes sortes de lettres se présente à nous (lettre au Père Noël, lettre de vœux, lettre pour parler des ses vacances, lettre à une personne âgée, lettre à ses enfants … ).

Aujourd’hui nous n’écrivons plus, et pourtant recevoir une lettre fait tellement plaisir… À cette occasion, faisons un effort.

Mais cela n’est pas si simple selon ce que l’on veut dire et à qui l’on s’adresse. Alors, nous vous proposons de vous exercer de façon ludique autour de ce thème pour cette soirée.

Lettre_de_Louis_XIV_aux_religieuses_de_Montreal

Café suspendu, le jeudi 18 décembre de 18h45 à 20h15,   rue Jeanne de Lassansa, 64140 Billère

Pas de réservation nécessaire, participation 10€.

Nous ouvrons un nouveau créneau horaire pour les débutants à la Pépinière (4 avenue Robert Schumann – Pau) le mercredi de 18h30 à 21h. Les dates proposées sont :17 sept., 1er et 15 oct., 5 et 19 nov, 3 et 17 déc., …

N’oubliez pas que la première séance est une séance de découverte, sans engagement de votre part. Toutes les séances de première année sont conçues pour être indépendantes les unes des autres, donc vous pouvez commencer en cours de trimestre sans préjudice.

N’hésitez pas, osez venir écrire, vous ne le regretterez pas !

Voici l’ensemble des dates que nous proposons pour les 1ères années :

À la Pépinière à Pau :   Ateliers réguliers 1ère année :

Le mardi 9h00-12h00 : 16 et 30 sept. 14 oct., 4 et 25 nov, 9 déc.,

Le mercredi 18h30-21h : 17 sept., 1er et 15 oct., 5 et 19 nov, 3 et 17 déc.,

Le vendredi 9h00-12h00 : 19 sept., 3 et 17 oct, 7 et 21 nov., 5 et 19 déc.

Le vendredi 14h00-17h00 : 19 sept., 3 et 17 oct, 7 et 21 nov., 5 et 19 déc.

Le samedi 9h15-12h15 : 20 sept., 4 et 18 oct, 8 et 22 nov., 6 et 20 déc. …

Centre socioculturel d’Orthez :

Jeudi de 9h30 à 12h : 18 sept. 2 et 16 oct., 6 et 20 nov., 4 et 18 déc.,

Mazères-Lezons Centre social :

Lundi 18h30 – 21h : 15 et 29 sept, 6 et 20 oct, 3 et 17 nov., 1er et 15 déc.

Ray, c’est Ray Bradbury. L’inspirateur du Projet portant son nom qui a conduit Neil Jomunsi à écrire 52 nouvelles en 52 semaines.

C’est ce même Neil Jomunsi qui est l’instigateur du Ray’s Day , un jour voué à fêter la lecture, les auteurs et les lecteurs sur le mode du partage sur les réseaux sociaux, les blogs, les sites des auteurs, mais aussi dans les librairies partenaires du projet.

Cela n’étonnera personne que nous nous associions à cette belle idée. Ainsi nous vous offrons deux nouvelles, issues de notre recueil Florilège

N’hésitez pas à lire, partager, critiquer, conseiller ou déconseiller, bref, c’est le jours des lettres et des mots, profitez-en bien!

La légende de la forêt parle d’arbres abattus, rendus immortels de la main de l’homme.

Première sensation : un frisson, une décharge électrique. L’arbre tombe et tremble. Il murmure : « je dois mourir pour vivre encore. »

Dans la scierie, les lames le débitent et un morceau de lui paraît en bout de chaîne « planche ». On l’empile avec ses congénères et le temps s’immobilise. Pas encore vivante, pas encore quelque chose, Pause.

Assoiffée, je me dessèche, deviens dure et ferme

Le temps passe.

Des hommes hurlent et vitupèrent. Des chaînes m’enserrent avec mes congénères et un roulis infernal nous donne la nausée. Virages, bruits, klaxons, à nouveau des hommes ordonnent, trient, organisent. Le balancement instable de bas en haut, de gauche à droite nous jette sur le sol d’un hangar. Silence. Pause.

Le temps passe.

Je reste planche

Un jour, deux hommes pénètrent l’atelier. Ils choisissent quelques-unes d’entre nous ; nous débitent, nous assemblent, nous vissent, nous clouent et nous tapissent de tissus satiné.

Ils nous frottent et nous polissent la couenne par force ponçage et polissage

Cercueil : ainsi nommée enfin ; je suis cercueil. Ils vissent de robustes poignées brillantes sur mes flancs, et j’embellis d’exister.

Enfin ! Utile sans doute, immortel peut être ! Je me souviens de la légende de la forêt : arbres abattus rendus immortels de la main de l’homme.

On me place dans un grand hall.

Le temps passe.

Je suis cercueil

Mes semblables gonflent d’orgueil, tous plus beaux, plus majestueux, plus impressionnants les uns que les autres.

Des hommes tristes nous examinent, nous scrutent, et vont leur chemin.

Le temps passe.

Le matin de mon heure de gloire, je suis choisi. Je frémis de bonheur et d’appréhension.

Ils parlent de Gérard pour lequel ils m’ont choisi.

Ils le couchent, l’animal, à l’intérieur de moi et après force palabres et méli-mélo, les voilà qui scellent sur ma carcasse cette autre partie de moi, mon couvercle. « Il va rester là longtemps, ce gars à m’habiter ? Suis-je devenu une sorte de maison ? j’en doute, je ne comprends rien ! »

On nous transporte en voiture. Cette fois, six hommes me portent, toujours lui dans moi et moi autour de lui. Ils me portent sur leurs épaules robustes, un bras replié dans le dos, poing fermé, marche cadencée et d’ambulante.

Devenu la vedette, je me rengorge et fais le fier. Au moins cent personnes dans cette presque cave aux murs de pierre. Plafond en voûte, que tous ces hommes aux visages compassés imitent, noirs, mains jointes et têtes basses.

« Me prennent-ils pour un Dieu, qu’ils paraissent devant moi si humbles, si modestes ? »

Une femme officie. Elle parle de mots que je ne comprends pas. Un homme chante, parle de mort, de testament, de codicille et d’enterrement.

La femme dit ; « la vie après la mort ! »

« Gérard va-t-il sortir de moi ? », Je me sens mal à l’aise. Les hommes, ceux d’avant, ceux de la forêt, ceux de la scierie riaient et parlaient fort. Ici, tout sent la paix, le recueillement, et le silence. Je frissonne de peur quand la maîtresse de cérémonie dit : « rendez-lui un dernier hommage ».

Et chacun de ces cent-là, de me jeter de l’eau à grand coups de goupillons, l’un s’incline, une femme touche son cœur puis effleure ma carcasse.

Alors que la chanson qui parle de roses se tait doucement, les hommes me soulèvent et me sortent de la salle. Ils me déposent sur le sol et j’avance seul, à peine fier de mon autonomie : j’ai chaud et je vois des flammes. Un horrible pressentiment m’étreint. Mon heure de gloire ! Je sais sans comprendre pourquoi, que c’est la fin. Si petite vie, si courte, si misérable ! Ne servir qu’au service de la mort !

Alors, je murmure dans le crépitement des flammes : « la vie après la mort, la vie après la mort, la vie après la mort ».

Le temps est passé.

FMQ, membre de l’atelier